• Les Contrées Nordiques : Chapitre 1

    Bon, autant préciser tout de suite que pour le NaNoWriMo, c'est mort, puisque je ne me suis mise à écrire que le 13, et qu'actuellement je n'en suis même pas à 2 000 mots x). En fait je me suis tout simplement interdit de me mettre la pression pour quoi que ce soit (à part mes objectifs de lecture, et encore), histoire que ce soit vraiment les vacances (ça faisait vraiment tellement longtemps que je n'avais pas juste rien fait pendant des jours d'affilée). Du coup, je n'atteindrai pas les 50 000 mots d'ici le 31 juillet, mais ce n'est pas grave, je pense que j'aurai quand même un peu avancé, et puis ce n'est pas parce que le mois de juillet sera terminé que je vais m'arrêter d'écrire, vu que de toute façon, je ne comptais pas terminer le roman en 50 000 mots ^^.

    Pour parler plus précisément du projet, pour le moment je ne fais que de petits chapitres (environ 1 000 mots), pour pouvoir les publier d'un bloc sans que ça fasse de trop longs articles à lire. Peut-être que plus tard je modifierai le découpage.

    D'ailleurs, je pensais pouvoir simplement recopier le premier chapitre que j'avais écrit à la main, mais je me suis aperçue qu'un personnage que j'avais supprimé (enfin, il n'apparaîtra que plus tard et sera moins important) y apparaissait encore. J'avais l'impression que l'écriture de ce chapitre concordait avec ma décision d'enlever ce personnage, mais finalement non. Du coup je n'ai recopié qu'un ou deux paragraphes et j'ai dû réécrire le reste pour raccorder avec la fin du chapitre. Enfin, vous, vous ne verrez pas la différence.

    Je vous donne donc ici le Chapitre 1, qui subira sûrement quelques modifications par la suite, au moins au niveau du style, avant d'être proposé à Graine d'Artiste.

    Chapitre 1

     

    Félidjiae attrapa vivement la main de sa petite sœur et l'entraîna hors de la hutte.

    « Et nos affaires ? demanda Jélanye d'une voix ensommeillée. On ne prend pas nos affaires ?

    - On n'a pas le temps, Jélanye, chuchota Félidjiae. Les Cornes sont trop proches, peut-être à quelques heures d'ici. Assez pour que Guétsilyane les sente, en tout cas. On n'a rien d'important, de toute façon, on refabriquera ce qui nous manquera. Allez dépêche-toi ! »

    La petite ne répondit rien et trottina derrière les grandes enjambées de sa sœur.

    Il faisait très sombre, la nuit était tombée depuis plusieurs heures déjà. Les deux sœurs avançaient rapidement sur la neige compacte. Elles ne distinguaient aucune trace dans le noir, mais Félidjiae savait par où étaient partis leurs parents. De plus, Guétsilyane ne devait plus tarder à les rejoindre ; elle avait pris les devants avec leurs parents et les conduiraient à eux.

    « Je crois que j'entends Guétsilyane » chuchota Jélanye.

    Félidjiae tendit l'oreille. Effectivement, elle entendit de légers pas sur leur droite. Tournant lentement la tête, la jeune fille perçut la forme blanche qui s'approchait d'elles. Cette façon qu'elle avait de percevoir la tigresse n'avait rien de naturel. En temps normal, malgré son entraînement et ses sens aiguisés, Félidjiae était bien incapable d'entendre le moindre prédateur, tout juste pouvait-elle distinguer du mouvement. Mais Guétsilyane et elle étaient unies d'une manière particulière, et Félidjiae soupçonnait que leurs moyens de communication, qui pouvaient sembler n'être dus qu'à des sens extrêmement précis et une longue expérience, étaient mêlés d'une forme de télépathie, car elle ne pouvait toujours s'expliquer comment elle comprenait son amie, qui ne possédait pas la parole.

    La grande tigresse vint à leur rencontre, et leur enjoignit de la suivre d'un petit coup de museau dans la main de Félidjiae. Elle se mit à courir à petites foulées, et les deux sœurs durent se mettre à courir à leur tour pour ne pas perdre de terrain, Félidjiae traînant presque Jélanye derrière elle.

    Il n'était pas rare que les Griffes Sylvestres parcourent de petites distances en courant à travers la Forêt de Bouleaux, pour rattraper une proie ou tout simplement pour voyager plus vite et établir leur campement, notamment lorsque les journées étaient très courtes.

    Mais Félidjiae et Jélanye venaient de se réveiller, en pleine nuit, et fuyaient dans le noir, distinguant à peine les arbres autour d'elles, se fiant à la forme blanche de Guétsilyane devant elles pour les éviter. Par bonheur, Otiryne et Utarlo Rélitchïnga ne s'étaient pas arrêtés très loin, et les deux filles et la tigresse les rejoignirent au bout de quelques minutes de course.

    Ils n'avaient pas fait de feu afin de ne pas attirer l'attention, mais avaient déniché un petit bosquet de bouleaux qui les abriteraient du vent. Ils étaient partis un peu avant leurs filles afin d'ouvrir la voie et prévenir tout danger. Il n'était pas impossible qu'il y eût plusieurs groupes de Cornes du Vent dans la région. Ces derniers devenaient de plus en plus agressifs envers les Griffes Sylvestres, s'aventurant de plus en plus loin dans la Forêt. Mais personne ne comprenait réellement leurs motivations. Pour Utarlo Rélitchïnga, c'était le signe qu'ils ne pouvaient plus rester les bras croisés. Il en avait discuté longuement avec son épouse, et ils avaient convenu qu'il fallait envoyer Félidjiae dans les Collines, en espérant que les autres Familles dominantes feraient de même. Mais son intuition lui soufflait qu'elles prendraient la même initiative.

    Lorsque les deux sœurs parvinrent à leur hauteur, Utarlo fit signe à la jeune fille s'approcher et s'écarta un peu du bosquet, tandis qu'Otiryne s'occupait de Jélanye.

    « Je pense que le moment est venu que tu partes pour les Collines » lui annonça Utarlo sans préambule.

    Félidjiae hocha lentement la tête.

    « J'y avais songé, dit-elle. Je pars maintenant ?

    – Non, attends demain matin, il faut que tu te reposes. Guétsilyane viendra avec toi ? »

    Elle devina son air soucieux.

    « Je pense, oui. »

    La tigresse refusait parfois de les suivre lorsqu'ils s'éloignaient de son territoire, mais la situation présente était suffisamment importante pour qu'elle accepte d'accompagner son amie.

    « C'est bien. »

    Ils restèrent silencieux un instant, puis Utarlo reprit la parole :

    « Je crois que tu sais déjà tout ce que tu as à savoir. J'espère que nous t'avons préparée au mieux pour ce qui t'attend.

    – Vous avez fait tout ce qui était possible, quoi qu'il en soit » répondit Félidjiae doucement.

    Son père hocha la tête à son tour, et ils se dirigèrent à nouveau vers le bosquet, où les attendaient Otiryne et Jélanye. Elles avaient creusé la neige en manière de nid.

    « Il faut dormir à présent, dit Otiryne, Félidjiae doit partir tôt.

    – Tu t'en vas ? s'écria Jélanye. Où ça ? Pourquoi ?

    – Dans les Collines, à l'est, répondit Félidjiae. Les Cornes du Vent deviennent trop violents, sans raison apparentes. Il faut résoudre ce problème d'évaporation de la culture et du peuple des Contrées. Je vais rejoindre les autres descendants des Cinq Familles dominantes.

    – Oh… Tu vas revenir vite ?

    – Nous ne pouvons pas le dire, Jélanye, répondit son père. Allez, il est temps de dormir !

    – Guétsilyane montera la garde, annonça Félidjiae.

    – Bien » approuva Utarlo.

    Félidjiae s'approcha du bosquet d'arbres, s'allongea au sol en serrant son manteau de fourrure contre elle et replia les jambes contre sa poitrine. Il lui était arrivé de devoir dormir dehors, mais jamais en automne, par des nuits aussi froides, avoisinant les – 10°C.

    Ses parents et sa sœur s'étaient installés tout près d'elle, et, blottis les uns contre les autres pour tenter de préserver leur chaleur, ils fermèrent les yeux.

    Guétsilyane s'était rapprochée d'eux pour les réchauffer, mais ne s'endormit pas, les yeux grand ouverts, les oreilles dressées, aux aguets. Elle écoutait attentivement, cherchant le moindre son inhabituel dans le silence de la nuit. Comment était la nuit en dehors de la forêt ?

    N'hésitez pas à me signaler s'il y a des fautes, j'avoue que je ne me suis pas encore relue - je déteste me relire, surtout juste après avoir écrit, j'ai l'impression que ce que j'écris est complètement dénué d'intérêt, voire carrément niais. Ce qui est peut-être vrai, cela dit, mais c'est surtout qu'on aime rarement se lire soi-même, tout comme on n'aime pas entendre sa propre voix.

    Bref, je vous incite à commenter pour me donner votre avis, n'hésitez pas à critiquer, c'est un presque premier jet, donc il y a sûrement des tas de choses à revoir (après, c'est vrai que ça se verra surtout sur "l’œuvre" complète).

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